Accepter

Accepter, cette image trouvée sur le net est le parfait reflet de……….ce que je ne sais pas faire !

Cela fait des années que tous les thérapeutes rencontrés me disent d’arrêter de lutter et d’accepter mes peurs, mes angoisses, la situation etc……… Je ne sais pas faire. Je voudrais arrêter d’avoir peur, je voudrais pouvoir tout maîtriser, tout contrôler, surtout mes émotions négatives. Mon père m’appelle « madame parfaite » et il n’a pas tort. Je voudrais tant être équilibrée, rationnelle, raisonnable, censée etc.

Mon mari passe son IRM aujourd’hui pour une suspicion d’un cancer de la prostate. Je suis terrifiée. Terrifiée par les examens, les attentes en clinique, le diagnostic, l’attente mais en même temps je ne voudrais pas savoir, j’ai peur de la biopsie qui va suivre le 6, peur de cette journée où je le verrai affaibli, où je me sentirai seule sans lui, peur d’une future opération, peur encore une fois de tout, tout, tout………

Et si c’était normal d’avoir peur ? Et si c’était juste logique (mon mot préféré) ? Nous avons 51 ans, c’est la deuxième fois que nous avons à faire aux hôpitaux et à la maladie. La première fois a été la naissance prématurée et catastrophique de ma fille où je suis restée 2 jours aux urgences respiratoires et 5 jours en clinique. Le pire souvenir de ma vie. Ca ne peut pas être pire sauf si mon mari a quelque chose de très grave car à priori un cancer de la prostate se soigne bien. Et encore on n’en est pas sûr même si les analyses de sang sont mauvaises.

Et si j’acceptais ma peur, si j’arrêtais de lutter contre elle ? J’essaye de me projeter dans le futur, quand tout ceci sera terminé (et pas terminé par la mort hein parce que bien sûr je me suis imaginée veuve, à la rue etc). Et si c’était une épreuve de plus, encore une ? Et si comme pour les précédentes nous en sortions vainqueurs ? Mais je reconnais être à bout de forces car cette année où mon mari a été si mal moralement (y a-t-il un rapport avec le fait qu’il ait senti qu’il pouvait avoir un problème de santé alors qu’il n’avait aucun symptômes ?), où les disputes se sont enchaînées suivies de réconciliations et de séances de thérapie pour nous deux, où j’ai découvert ma suréfficience, où j’ai travaillé sur mes attaques de panique récurrentes, m’a totalement vidée et épuisée.

Alors il faut aller chercher encore un peu de force au fond de moi pour affronter tout ceci sans lutter contre ma peur, en l’acceptant, le programme me semble si compliqué………..

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